On parle beaucoup de la commission, parce que c'est le seul frais qui s'affiche clairement. Le spread est déjà plus discret : il est fondu dans le prix. Mais trois autres frais sont encore moins visibles, parce qu'ils ne dépendent pas de l'ordre que vous passez. Ils tombent en arrière-plan, parfois la nuit, parfois les mois où vous ne faites rien.
Aucun n'est illégal. Tous sont écrits dans les conditions tarifaires de votre broker. Le problème, c'est qu'on ne les cherche jamais.
1. Le swap : le prix d'une nuit
Une position gardée d'un jour sur l'autre est financée. Sur le forex et les CFD, ce financement s'appelle le swap, ou frais de portage. Il est calculé à partir de l'écart de taux d'intérêt entre les deux devises, auquel le broker ajoute sa marge, et il est prélevé à chaque passage de minuit, heure du serveur.
Deux détails changent tout :
- le swap peut être positif ou négatif selon le sens de votre position, mais la marge du broker penche presque toujours du même côté ;
- sur le forex, il est généralement triplé un soir de la semaine, souvent le mercredi, pour couvrir le week-end.
Pour une stratégie qui garde ses positions plusieurs jours, le swap peut peser plus lourd que le spread.
2. La conversion : la commission qui ne dit pas son nom
Votre compte est en euros, mais vous tradez un indice américain ou une paire cotée en dollars. Chaque résultat doit être converti dans la devise du compte. Cette conversion se fait à un taux qui comprend une marge, souvent exprimée en pourcentage.
Ce frais ne s'affiche presque jamais sur une ligne séparée. Il apparaît sous la forme d'un taux de change un peu moins favorable que celui du marché.
3. L'inactivité : payer pour ne rien faire
Beaucoup de brokers prélèvent un montant fixe mensuel sur les comptes restés sans opération pendant plusieurs mois. Le délai et le montant varient d'un broker à l'autre. Le prélèvement continue tant qu'il reste un solde sur le compte.
C'est le frais le plus absurde des trois : il frappe précisément le trader prudent qui a décidé de faire une pause.
Et le retrait
Certains brokers facturent aussi le retrait des fonds, selon le moyen de paiement ou au-delà d'un certain nombre de retraits gratuits par mois. Vérifiez-le avant d'en avoir besoin, pas après.
Où les trouver
Tout est écrit dans deux documents :
- la grille tarifaire ou les conditions générales du broker ;
- le document d'informations clés que les brokers européens doivent publier pour chaque CFD.
Ouvrez-les, lancez une recherche et tapez quatre mots : swap, conversion, inactivité, retrait. Dix minutes de lecture, et vous savez enfin ce que votre compte vous coûte les jours où vous ne le regardez pas.
Un frais qu'on ne voit pas n'est pas un frais qu'on ne paie pas.
Le trading sur marge comporte un risque élevé de perte en capital, que le cashback ne réduit pas. RendR n’est pas un conseiller en investissement, ne gère aucun capital pour le compte de ses utilisateurs et ne détient jamais le mot de passe de trading d’un compte. Le cashback dépend des accords conclus avec chaque broker partenaire.
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