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Édition française · Cashback & copytrading
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LE JOURNALHistoire des marchés

Le krach qui a duré 36 minutes

Le 6 mai 2010, les marchés américains ont perdu près de mille milliards de dollars de valeur, puis les ont presque entièrement repris dans l'après-midi. Ni guerre, ni faillite, ni annonce. Ce jour-là, ce sont les machines qui ont paniqué.

PAR La rédaction RendRPUBLIÉ LE 23 septembre 20262 MIN DE LECTURE
Broad Street, le 20 septembre 1873 : la Bourse a fermé ses portes. Library of Congress · domaine public
Broad Street, le 20 septembre 1873 : la Bourse a fermé ses portes. Library of Congress · domaine public

Le 6 mai 2010, à New York, la séance est nerveuse. La crise de la dette grecque inquiète, les indices baissent depuis le matin. Rien d'inhabituel pour un jour de tension.

Puis, un peu après 14 h 30, tout s'accélère.

Vingt minutes de chute libre

En une vingtaine de minutes, le Dow Jones plonge de près de mille points, environ 9 %. C'est alors la plus forte chute en points jamais enregistrée au cours d'une séance. Près de mille milliards de dollars de capitalisation boursière s'évaporent.

Sur certaines actions, les prix perdent tout sens. Le titre du groupe Accenture s'échange brièvement à un centime. D'autres, comme Sotheby's, s'affichent à cent mille dollars. Ce ne sont pas des erreurs d'affichage : des transactions ont réellement lieu à ces prix.

Puis la remontée

Presque aussi vite qu'il est tombé, le marché remonte. Moins d'une demi-heure après le point bas, l'essentiel de la baisse est effacé. Les bourses annulent ensuite des milliers de transactions exécutées à des prix jugés manifestement aberrants.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il n'y a eu ni attentat, ni faillite, ni annonce. Le rapport conjoint de la SEC et de la CFTC, publié en septembre 2010, décrit un enchaînement mécanique :

  1. un gestionnaire de fonds lance un ordre de vente massif de contrats à terme sur le S&P 500, confié à un algorithme programmé pour vendre selon le volume, sans tenir compte du prix ni du temps ;
  2. des algorithmes de trading à haute fréquence achètent ces contrats, puis se les renvoient entre eux à toute vitesse, comme une patate chaude ;
  3. face à cette agitation, de nombreux teneurs de marché se retirent. La liquidité disparaît. Les ordres de vente ne trouvent plus que des offres absurdes, parfois à un centime.

En 2015, un trader britannique opérant depuis sa chambre sera aussi poursuivi pour avoir manipulé le marché des contrats à terme ce jour-là, en passant et annulant de faux ordres.

Ce qui a changé

Les autorités américaines ont installé des coupe-circuits par action, qui suspendent la cotation d'un titre en cas de variation brutale, puis un mécanisme de limites de prix. Le flash crash de 2010 reste pourtant la référence de ce qu'un marché automatisé peut produire en quelques minutes.

La leçon pour un trader

Ce jour-là, ce ne sont pas les investisseurs qui ont paniqué. Ce sont les machines.

Pour un trader particulier, deux enseignements pratiques :

  • un ordre stop n'est pas un prix garanti. En cas de trou de liquidité, il s'exécute au prix suivant disponible, qui peut être très loin ;
  • la liquidité n'est pas une constante. Elle peut disparaître en quelques secondes, précisément quand on en a le plus besoin.
AVERTISSEMENT

Le trading sur marge comporte un risque élevé de perte en capital, que le cashback ne réduit pas. RendR n’est pas un conseiller en investissement, ne gère aucun capital pour le compte de ses utilisateurs et ne détient jamais le mot de passe de trading d’un compte. Le cashback dépend des accords conclus avec chaque broker partenaire.

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